Laure aime les psaumes

Wed, 30 Aug 2017 15:56:30 +0200

Il nous faut remplir, il nous faut combler.
Être comblé. Qu'importe le matériau, pourvu qu'il comble.
On comble un trou dans la conversation. Mais bon, c'est un point de vue ; après tout, on aurait pu dire que la conversation élevait des tas hétérogènes.

Tout est donc réceptacle à comblement. Nous sommes en manque : il nous manque quelque chose (oui, ça manque). Et ainsi allons-nous combler d'autres de notre manque.
C'est l'essence de la question, du questionnement.
Et si nous ressassons, si nous nous entreglosons sans fin, c'est bien que la même question toujours se repose, c'est bien que nous nous reposons toujours (sur) cette même question : m'aimes-tu ?

Lorsqu'on les aperçoit d'un peu plus loin, ceux qui s'entreglosent ont l'air de proférer du faux texte. Un murmure, en somme. Le devisement du monde aurait rappelé Marco Polo.

(Pour Laure Daccache, qui devait bien entendu aimer les psaumes de David, voir par exemple ici.)

Thursday May 12, 2005 - 11:58am (CEST)

Argentière, la Pendant. Mars 2013.